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Parcours Berio.

Cycle Luciano Berio

Le cycle consacré à l'un des géants du vingtième siècle, Luciano Berio, intègre et provoque trois créations.

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Un tableau lyrique de l'un des héritiers directs de Berio, Luca Francesconi, une œuvre spatialisée de Luis Fernando Rizo-Salom, et Le Livre des Illusions de Bruno Mantovani, créé par l'Orchestre de Paris.

« Chacun de nos actes commente et prolonge quelque chose d'autre, dans cette multitude de chemins qui s'ouvrent inévitablement sur d'autres chemins, chacun d'eux scindant sa destinée en un entrelacs de troncs, de branches, de rameaux. Et notre place est ici, sur le plus extrême des menues brindilles, contemplant les lignées toujours bourgeonnantes des significations possibles, dont nous ne pouvons suivre le cheminement qu'en regardant en arrière, ou, peut-être, en avant, car en avant elles continuent à pousser dans trois millions de directions, se frayant trois millions de chemins, avec la seule certitude qu'une douzaine d'entre eux conduise à autre chose qu'à l'intersection de deux autres millions de plus ». Luciano Berio

Crédit photo : Luciano Berio © Universal Edition/Éric Marinitsch

mercredi 17 juin

Segui

L'art de l'accompagnement

Comment accompagner un soliste, c'est-à-dire anticiper et suivre tout à la fois son geste, lorsque l'accompagnateur est l'ordinateur ?

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Ce défi détermine l'idée même de musique de chambre avec l'électronique. Il transite par un « suivi de partition » polyphonique (Vassos Nicolaou), ou devient une poétique de l'interaction entre le monde autonome de l'électronique et le caractère diabolique du violon (Marco Stroppa). Dans l'écriture foisonnante de Dai Fujikura, un orchestre à cordes virtuel naît de l'unique alto réel. Cette tentation de devenir multiple anime la ligne solitaire de l'œuvre de Georges Aperghis qui trace un « chemin de fuite parmi les tensions des champs magnétiques, les pressions harmoniques ». Dans Naturale achevant le concert et le cycle Berio, « accompagner » n'est pas une question technologique mais bien l'articulation esthétique complexe entre deux mondes. Des chansons populaires de Sicile, enregistrées par Luciano Berio sont fixées sur une bande intermittente.

« Mon rêve, dont je sais qu'il est tout à fait utopique, serait d'unifier la musique folklorique et notre musique - d'établir un vrai passage, perceptible et compréhensible, entre ces vieilles musiques populaires, si proches du labeur quotidien des gens et notre musique. »

Programme

  • Vassos Nicolaou Otemo*, commande de l'Ircam-Centre Pompidou, création
  • Georges Aperghis The only line**, création française
  • Dai Fujikura prism spectra***, commande de l'Ircam-Centre Pompidou, création
  • Marco Stroppa hist    whist****, création française, commande du Printemps des Arts de Monte-Carlo
  • Luciano Berio Naturale

Distribution

Daniel Ciampolini, vibraphone, percussion
Hae-Sun Kang, violon
Odile Auboin, alto
Réalisation informatique musicale Ircam Serge Lemouton*, Sébastien Roux**, Manuel Poletti***, Arshia Cont****

Collaboration Ircam-Centre Pompidou, musée d'Orsay. Coproduction Ircam-Centre Pompidou.
Concert enregistré par France Musique.

Images d'une œuvre n°7

Le film Images d'une œuvre n°7 sur la création de Marco Stroppa sera projeté en boucle avant et après le concert, ainsi que pendant l'entracte.
Quel rapport y a-t-il entre un poème de jeunesse d'E. E. Cummings, le logiciel de suivi de partition Antescofo, et une colonne de haut-parleurs posée au milieu de la scène à quelques mètres de la violoniste Hae-Sun Kang ? Le nouveau court-métrage de la série "Images d'une œuvre" tentera de répondre à partir d'extraits de répétitions de la nouvelle composition du compositeur italien, hist    whist (2009), ainsi que d'entretiens avec les participants à la genèse de cette œuvre dans les studios de l'Ircam.
Un documentaire écrit et réalisé par Nicolas Donin et Benoît Martin.
Coproduction Ircam - Centre Pompidou.
Projection en présence de l'équipe du film à 19h30 au studio 3.2 de l'Auditorium.

Mercredi 17 juin, 20h / Musée d'Orsay, Auditorium

vendredi 12 juin

Passage des temps

« Ce que nous appelons la réalité est un certain rapport entre ces sensations et ces souvenirs qui nous entourent simultanément - rapport que supprime une simple vision cinématographique, laquelle s'éloigne par là d'autant plus du vrai qu'elle prétend se borner à lui - rapport unique que l'écrivain doit retrouver pour en enchaîner à jamais dans sa phrase les deux termes différents ».

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Dotant l'écrivain de cette mission singulière, Marcel Proust invoque plus encore la possibilité d'une écriture complexe du temps, tout à la fois mémoire et amnésie créatrice, celle qui hante précisément le cinéma et fonde la temporalité musicale.

Cette injonction proustienne, le réalisateur Raoul Ruiz, auteur d'un « Temps retrouvé », l'a intégrée dans sa vaste filmographie. Son interlocuteur, Jean-Pierre Dupuy, interroge à son tour les télescopages des temps, convoquant Henry James ou le Hitchcock de Vertigo. Le troisième invité de la rencontre, l'écrivain Renaud Camus, aura fait des « passages » des temps, un style et une chronologie, un journal et une forme privilégiée, l'églogue, capable de s'ouvrir et se propager en tout point. L'ultime mot du symposium sur la complexité revient à la musique de Berio et aux rires de sa Sequenza III, théâtre de la voix affectée du multiple.

Avec : Jean-Pierre Dupuy, Raoul Ruiz, Renaud Camus, Philippe Albèra.

Médiation : Marianne Alphant, Andrew Gerzso

Luciano Berio, Sequenza III pour voix, par Johanne Saunier.
Brian Ferneyhough, Cassandra Dream Songs pour flûte, par Mario Caroli

En collaboration avec le Département du développement culturel (les Revues parlées) du Centre Pompidou.

Crédit photo : © Élise Maillard

Vendredi 12 juin, 19h30 / Ircam, Espace de projection