fleche_langueVersion françaiseEnglish versionVersion imprimable
  • Accueil
  • Planning
  • Réservations
  • Lieux
  • Partenaires

Centre Pompidou.

lundi 8 juin

Rétrospective Lars von Trier

Rencontre avec le cinéaste en visioconférence

Lars von Trier, cinéaste venu du Danemark, doit sa reconnaissance internationale aux prix décernés par le Festival de Cannes à Breaking The Waves en 1996 puis à Dancer In The Dark en 2000, et à l'immense succès public qui s'ensuivit.

Montrer / masquer les détails

Lars von TrierDepuis, il a affirmé une œuvre et une personnalité passionnantes et complexes, volontiers provocatrices, que la rétrospective intégrale de ses films et ses vidéoconférences au Centre Pompidou, dans le cadre du festival Agora, entendent questionner.

Ce 8 juin, le cinéaste revient sur l'ensemble de son œuvre avec Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur, et échange avec le public par visioconférence, en direct de Copenhague.
Discussion suivie de la projection de courts métrages inédits, réalisés par Lars von Trier lorsqu'il était adolescent et pendant ses études à l'École danoise de cinéma.

Production Ircam-Centre Pompidou et Le Département du développement culturel (Les Cinémas) du Centre Pompidou. Avec le soutien du projet CO-ME-DI-A (EACEA-Projet Culture 2007-2013 de l'Union européenne).

Crédit photo : Lars von Trier © Zentropa

Lundi 8 juin, 18h30 / Centre Pompidou, Cinéma 1

du lundi 8 au lundi 22 juin

Lars von Trier, par-delà le bien et le mal

Rétrospective intégrale

Dans le cadre du festival Agora, les Cinémas du Centre Pompidou présentent l'œuvre polymorphe et labyrinthique de Lars von Trier, cinéaste du paradoxe et de l'ambiguïté, auteur de films aux constructions expérimentales, conçus comme des systèmes ouverts.

Montrer / masquer les détails

Courts métrages inédits Lundi 8 juin, 18h30, Cinéma 1
Films amateurs
Le voyage à Squashland [1967 / 1' / coul.]
Bonne nuit, trésor [1968 / 1' / coul.]
Pourquoi fuir ce dont tu ne peux t'échapper ? [1970 / 7' / coul.]
Une fleur [1971 / 7' / nb]
Films d'études réalisés à l'école de cinéma
Production I : la mort [c. 1979 / 5' / nb]
Exercice de cadrage [c. 1979 / 1' / nb]
Production II [1979 / 10' / nb]
Production III : le deuxième voyage de Marsja [1980 / 18' / nb]
Nocturne [1980 / 8' / nb. et coul.]

Film inédit Mercredi 10 juin, 19h30, Cinéma 1
Images d'une libération [1982 / 57' / coul.]

Jeudi 11 juin, 20h30, Cinéma 1
Publicités pour Ekstra Bladet [c. 1988 / 7 spots de 30'' à 40'']
Exercice documentaire : Lolita [1979 / 4' / nb]
Production IV : l'histoire de deux maris aux épouses beaucoup trop jeunes [c. 1980 / 12' / nb]
Erik Nietzsche, mes années de jeunesse [2009 / 92' / coul.]

Vendredi 12 juin, 20h30, Cinéma 2
Publicité pour Ekstra Bladet [c.1988 / 20" / coul.]
Médée [1988 / 75' / coul.]

Samedi 13 juin, 14h30, Cinéma 1
Leningrad [1992, 3'20" / coul.]
The Element of Crime [1984 / 104' / nb et coul.]

Samedi 13 juin, 17h, Cinéma 1
The Shiver [1994 / 2' / coul.]
Epidemic [1987 / 106' / nb et coul.]

Samedi 13 juin, 20h30, Cinéma 1
Danas Have [1992 / 4' / coul.]
Europa [1991 / 113' / nb et coul.]

© The Five Obstructions, Dan Holmberg | © Breaking the Waves, Films du Losange

Dimanche 14 juin, 20h30, Cinéma 1
Bakerman [1989 / 5' / nb et coul.]
Breaking the Waves [1996 / 158' / coul.]

Lundi 15 juin, 20h30, Cinéma 1
Sauna [1986 / 50" / coul.]
Publicités pour Politiken [c. 1988 / 2 spots de 55" / coul.]
Les idiots [1998 / 117' / coul.]

Mercredi 17 juin, 20h30, Cinéma 1
Highway of Love [1990 / 4' / coul.]
Dancer in the Dark [2000 / 139' / coul.]

Jeudi 18 juin, 20h30, Cinéma 1
Publicité pour Calberson [c. 1988 / 1' / coul.]
La rue de la vie / le violon [1993 / 4' / coul.]
Projet Jour J [2000 / 66' / coul.]

Vendredi 19 juin, 20h30, Cinéma 1
Change [1992 / 4' / coul.]
Dogville [2003 / 178' / coul.]

Samedi 20 juin, 17h, Cinéma 1
Bet it on you [1990 / 4' / nb]
The Five Obstructions [2003 / 90' / coul.]

Samedi 20 juin, 20h30, Cinéma 1
Occupations [2007 / 3' / coul.]
Publicité pour la Croix Rouge [c. 1988 / 35" / coul. et nb]
Manderlay [2005 / 139' (2h19) / coul.]

Dimanche 21 juin, 17h, Cinéma 2
Les grandes personnes [c. 1988 / 10 spots de 30" à 40" / coul.]
L'hôpital et ses fantômes 2 [1997 / 1re partie : 139' (2h19) / coul.]

Dimanche 21 juin, 20h30, Cinéma 2
Les grandes personnes [c. 1988 / 8 spots de 30" à 40" / coul.]
L'hôpital et ses fantômes 2 [1997 / 2e partie : 151' (2h31) / coul.]

Lundi 22 juin, 20h30, Cinéma 1
L'ouvrier et le paysan [1989 / 7 spots de 1'20" à 2'45" / coul.]
Le Direktør [2006 / 100' / coul.]

Du lundi 8 au lundi 22 juin, Centre Pompidou, Cinéma 1 / Cinéma 2

Manderley, Lars von trier © Astrid Wirth
lundi 8 juin

Aka Moon

Le trio de jazz expérimental Aka Moon a pénétré les studios de l'Ircam, pour y découvrir un nouveau partenaire dans l'improvisation, Omax.

Montrer / masquer les détails

Aka MoonÀ partir du jeu vivant des musiciens, ce logiciel crée un clone et offre la possibilité de jouer avec les capacités d'apprentissage ou avec l'imprévisibilité de la machine.

Très remarqué dans le monde de l'improvisation, de l'opéra et de la danse, en particulier pour les dernières créations d'Alain Platel, Aka Moon tente pour la première fois ce « dialogue avec une ombre double ».

Distribution

Fabrizio Cassol, saxophone
Michel Hatzigeorgiou, basse
Stéphane Galland, batterie
Gilbert Nouno, électronique
Conception et programmation OMax : Gérard Assayag, Georges Bloch, Marc Chemillier

Production Ircam-Centre Pompidou. En collaboration avec le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.
Concert enregistré par France Musique.

Crédit photo : Aka Moon © M.F. Plissard

Lundi 8 juin, 21h30 / Centre Pompidou, Grande salle

Colloque "La complexité dans les arts et la science"

Du 10 au 12 juin, l'Ircam organise en collaboration avec le Département du dèvelppament culturel du Centre Pompidou un symposium international croisant quelques expériences esthétiques d'envergure et des prospectives scientifiques sur la notion de complexité qui traverse aujourd'hui de nombreux champs du savoir.

Montrer / masquer les détails

Peut-on interroger les conditions de la conception, de l'écriture, de la réalisation, de la réception sous l'angle de la complexité dans le cinéma, la littérature, la peinture, l'architecture comme dans la musique ? Les modèlesscie.tidiques semblent nous enseigner en tout cas que les systèmes qui captent notre intérêt sont au « bord du chaos ». C'est en effet à la frontière de l'ordre et du chaos que les systèmes évoluent vers des niveaux supérieurs d'organisation et que les attracteurs sont suffisamment nombreux pour susciter un front d'innovation soutenu tout en évitant - pour l'observateur - l'épuisement cognitif inhérent à l'ordre ou au désordre total, tout en favorisant aussi des possibilités d'appropriation progressive qui réduisent à leur tour l'intensité de la surprise. Si l'on admet que de telles propriétés sont effectivement recherchées, même de manière purement intuitive, par les créateurs, on peut alors se demander s'il n'existe pas un lien qui nouerait entre elles les stratégies temporelles du compositeur, du cinéaste, de l'artiste numérique - stratégies par lesquelles est orienté d'une certaine manière le temps subjectif du spectateur - et les stratégies relatives à la complexité structurelle de l'œuvre.

Modèle mathématique MENSDans cette rencontre entre artistes et scientifiques, la relation au temps dépasse le cadre local des stratégies opératiques. Pour Prigogine, les bifurcations cristallisent l'histoire du système. Au sein de toutes les formes et processus de  la matière ou du vivant se trouvent capturés des points de bifurcation constituant une chronologie de l'évolution des systèmes et de leurs interactions anciennes avec le milieu. Pour l'artiste se trouve aussi posé le problème du choix et de la délégation du choix.

Pour nous orienter dans le vaste réseau des questions qui pourront ainsi être partagées entre acteurs des sciences ou des arts lors de ces journées, nous avons choisi d'organiser les rencontres en trois thématiques :

  • la thématique Langages sera consacrée à la pensée de l'écriture, les mathématiques, les langages formels, la logique et l'informatique, la complexité algorithmique.
  • la thématique Conceptions se configure autour de la pensée systématique de la création, de l'engendrement, de la complexité structurale, de l'intentionnalité, des dispositifs (auto-)poïétiques.
  • la thématique Temps, Espace et Perception abordera la complexité physique et perceptive, les modèles de mémoire, d'anticipation et de surprise, la narration, l'histoire, l'interprétation, les grandes échelles de réseaux et de sociétés.

Dans chacune de ces thématiques générales, et de manière transversale, les concepts importants des sciences de la complexité, notamment auto-organisation, autonomie et émergence dans les systèmes loin de l'équilibre, ainsi que les grands paradigmes-domaines (physique, biologie, information, etc.) seront à la fois explicités pour le public et mis à l'épreuve d'une confrontation avec les pratiques artistiques, aussi bien comme outils d'analyse que de création.

Argument du symposium

Intervenants

Epistémologie, philosophie : Henri Atlan (entretien filmé), Jean-Pierre Dupuy
Informatique / théorie de l'information : Grégoire Carpentier, Arshia Cont, Shlomo Dubnov
Mathématique : Marc Chemillier, Paul Bourgine, John Casti, Andrée Ehresmann
Musicologie-interprétation : Philippe Albèra, Mario Caroli
Physique-chimie : Jean-Pierre Boon, Carl Djerassi, Wiebke Drenchkan, Lisa Randall, Richard Taylor, Denis Weaire
Architecture : Philippe Rahm
Composition-théorie : Geoffroy Drouin, Brian Ferneyhough, Jean-Luc Hervé , Fabien Lévy, Hèctor Parra, Dmitri Tymoczco
Cinéma : Lars von Trier (en visioconférence), Raoul Ruiz
Littérature : Christophe Claro, Mark Danielewski, Renaud Camus

Colloque organisé en collaboration avec le Centre Pompidou, l'ISC-PIF (Institut des Systèmes Complexes de Paris Île-de-France), le CREA (Centre de recherche en épistémologie appliquée - École Polytechnique), l'Université libre de Bruxelles, l'IIASA (International Institute for Applied Systems Analysis). Avec le soutien de la MRT (Mission de la recherche et de la technologie du ministère de la Culture et de la Communication), du CNRS, de la Andrea von Braun Stiftung et du projet CO-ME-DI-A (EACEA - Projet Culture 2007-2013 de l'Union européenne).

Photo : "Le modèle mathématique MENS, développé par Andrée Ehresmann et Jean-Paul Vanbremeersch, pour modéliser l'émergence de processus cognitifs complexes".

9h30-18h / Centre Pompidou, petite salle

mercredi 10 juin

Les espaces labyrinthiques de Mark Danielewski, Brian Ferneyhough et Lars von Trier

L'écrivain américain, le compositeur britannique et le cinéaste danois (par visioconférence, en direct de Copenhague) parlent de la complexité dans leur art et des espaces labyrinthiques, virtuels ou réels, de leurs œuvres respectives. Rencontre entre littérature, musique et cinéma.

Montrer / masquer les détails

L'espace de Mark Danielewski procédait d'Internet avant d'envahir les pages d'un premier livre culte, House of Leaves (La Maison des feuilles), conçu comme un immense réseau fictionnel.

L'espace de Lars von Trier est toujours le lieu d'une invention de la technique. Ainsi son Direktør utilise-t-il le cadrage assisté par ordinateur qui règle automatiquement les plans : les bifurcations du récit subissent les interruptions ex-machina du narrateur-réalisteur. Autour de cette notion de « hasard organisationnel », méditée par Henri Atlan, la rencontre de ce soir pourrait emprunter son titre à un tableau de Bruegel et à l'œuvre homonyme du compositeur Brian Ferneyhough, La Chute d'Icare. Un événement a eu lieu, dont la trace reste secrète, absorbée dans la multitude et l'indifférence d'actions parallèles.

Avec : Mark Z. Danielewski, Brian Ferneyhough, Lars von Trier (en visioconférence), et un entretien filmé avec Henri Atlan.
Henri Atlan participe à ce symposium à travers un entretien filmé avec Frank Madlener, Andrew Gerzso et Gérard Assayag, réalisé à l'Ircam le 20 mai 2009. Plusieurs extraits de cet entretien seront diffusés au cours du colloque et sur le site Agora.
Extrait 2 : « Auto-organisation et extériorité »

Médiation : Omar Berrada, Frank Madlener

Rencontre suivie de la projection d'un court-métrage inédit de Lars von Trier, Images d'une libération (1982, 57').

En collaboration avec le Département du développement culturel (les Revues parlées) du Centre Pompidou. Avec le soutien du projet CO-ME-DI-A (EACEA - Projet Culture 2007-2013 de l'Union européenne).

Mercredi 10 juin, 19h30 / Centre Pompidou, Cinéma 1

dimanche 14 et lundi 15 juin

Hypermusic Prologue

A Projective Opera in seven Planes

Hypermusic Prologue, c'est initialement l'histoire d'une rencontre entre un jeune compositeur espagnol, Hèctor Parra, et une physicienne américaine de renom, Lisa Randall.

Montrer / masquer les détails

Hypermusic Episode II : décor et mise en scène

Lui est fasciné par les recherches de la scientifique de Harvard sur les modèles cosmologiques, la théorie des cordes et la physique quantique. Elle est passionnée par l'opéra et confie au compositeur son désir d'écrire un livret sur les avancées et les théories les plus prospectives en astrophysique.

Ils conçoivent ensemble Hypermusic Prologue, une œuvre scénique d'un nouveau type reliant les mondes de l'art et de la science. Le plasticien anglais Matthew Ritchie, dont l'œuvre visuelle tend à distordre les supports finis, rejoint cette aventure artistique hors du commun.

Ce « Projective Opera » tente de nous projeter au-delà des frontières connues de l'univers, de sa formation, de sa matière et de son énergie. Cette exploration prend la forme d'un dialogue entre les deux voix solistes qui éprouvent ensemble la tension entre le fini et l'infini (l'hyperespace), entre l'expérience du maintenant et la tentation de connaître les nouvelles dimensions de l'être et du temps.

  • Hèctor Parra Hypermusic Prologue, A Projective Opera in seven Planes, commande de l'Ensemble intercontemporain, de l'Ircam-Centre Pompidou et du département Culture du gouvernement catalan, création

Hypermusic Episode III : musique H. Parra, C. Power, J. Bobby, C. Ellett

Distribution

Musique Hèctor Parra | Livret Lisa Randall
Scénographie Matthew Ritchie
Mise en espace Paul Desveaux
Lumières Laurent Schneegans
Charlotte Ellett, soprano | James Bobby, baryton
Ensemble intercontemporain
Réalisation informatique musicale Ircam Thomas Goepfer

Coproduction Ensemble intercontemporain et Ircam-Centre Pompidou. Avec le soutien de la Fondation d'entreprise Hermès.
Concert enregistré et filmé par France Musique.

Vidéos :
Épisode 2. Décor et mise en scène. Matthew Ritchie scénographie, Paul Desveaux mise en espace.
Épisode 3. Répétition en présence d'Hèctor Parra, compositeur. Ensemble intercontemporain. Clément Power, direction. James Bobby, baryton. Charlotte Ellett, soprano.

Dimanche 14 et lundi 15 juin, 20h / Centre Pompidou, Grande salle

vendredi 19 juin

L'air d'autres planètes

« Je respire l'air d'autres planètes. » L'aspiration du poème de Stefan Georg, mis en musique par Arnold Schoenberg dans son deuxième quatuor, évoque irrésistiblement la suspension de la tonalité et le cheminement parallèle de Vassily Kandinsky vers l'abstraction.

Montrer / masquer les détails

Barbara HanniganC'est au Schoenberg des pièces pour orchestre que fait signe Erinnerung de Denis Cohen, se souvenant de l'accord fondateur de Farben. L'autre création du programme reprend à Schoenberg la formation singulière d'une voix jointe au quatuor. Operspective Hölderlin de Philippe Schœller explore l'invention scénique selon les potentialités de la profondeur de champ, de l'horizon virtuel ou de l'ouverture dynamique de scène frontale qu'offre la WFS (synthèse de front d'ondes), ce nouvel instrument de projection de l'énergie sonore.

Quel méridien commun au poème, au musical et au monde de la technique, quelles correspondances possibles ? Une réponse de Schoenberg demeure : « Si la proximité fait ressortir la différence, la distance fait ressortir les traits communs. »

Programme

  • Denis Cohen Erinnerung**, commande de l'Ircam-Centre Pompidou, création
  • Philippe Schœller Operspective Hölderlin*, commande l'Ircam-Centre Pompidou, création
  • Arnold Schoenberg Quatuor n° 2, op. 10

Distribution

Barbara Hannigan, soprano
Quatuor Arditti
Réalisation informatique musicale Gilbert Nouno (Ircam)*, Stefan Tiedje (CCMIX)**

Dans le cadre de l'exposition Kandinsky au Centre Pompidou.
Production Ircam-Centre Pompidou. Avec le soutien de la Caisse des Dépôts.
Concert enregistré par France Musique.

Crédit photo : Barbara Hannigan © Marco Borggreve

Vendredi 19 juin, 21h / Centre Pompidou, Grande salle